8/02/2007
la Poésie
La poésie, c’est quoi ? Pour nous, c’est…
De la musique
De l’imagination
Des images
Une structure
Un rythme
Des rimes
Des métaphores
Une création…
Ça vient de poesis en latin et poiêsis en grec et c’est tout ça en même temps
Jeux de mise en jambe
1) Un poème à partir d’un mot : le poème économique
Partir du mot MEMOIRE et trouver tous les mots possibles avec les lettres de MEMOIRE :
RIME, MOI, MOIRE, IRE, MEME, EMOI, ROI, MERE, MIRE, MOMIE, EMIR, MIE, MOME, MIREE, MIME, MIMEE, OIE, ROME
A partir de ces mots, en ajoutant prépositions et verbes écrire un texte “poétique” :
La momie moirée de l’émir
a subi l’ire de l’oie du roi de Rome.
Ma mie, rime la mère du môme,
Même moi, je mime l’émoi
2) qu’est-ce que c’est ?
un lipogramme : une lettre jamais utilisée dans un texte (le E dans la disparition de G PEREC)
un palindrome : kayak, 2002, tu l’as trop écrasé, César, ce port-salut,
un vers blanc : vers faisant fi de la rime…
un haïku : mot japonais venant ce Haikai, Hokku, poésie comique verset initial puis verset détaché très bref.
Un bonsaï littéraire, 3 vers de 17 syllabes en tout sous la forme 5/7/5 sans rime
LE HAÏKU
Principes :
Le kigo, un mot de saison, un moment évoqué
La mise en retrait, le poète ne se met pas en avant, il est plutot observateur
Le flou, le vague, imprécision, plutôt une suggestion
La dérision, l’humour calembour, relativité
La métaphore, on dit ce qu’on observe
La communauté, dans le haïku chacun peut partir du texte d’un autre et le transformer (puisque en Orient rien n’est définitif mais tout est impermanent, tout est toujours en mouvement
Dans un haïku, “on montre on ne raconte pas”
Exemple : marcher d’un pas vif
S’arrêter tout d’un coup
Une fenêtre ouverte
Production du groupe :
Arbre sous neige
Poids du ciel et force du vent
Avancer plié
Route sinueuse
Ciel couvert d’étoiles noire
Courir se blottir
Si tel père, tel fils
Continuer l’aventure
Et la permanence
Roses et lilas
Orage et vent soudain
Jardin saccagé
Amour majuscule
Mille matins en gloire
Réveils apaisés
Etang endormi
Et plouf la grenouille
Tempête dans l’eau
Branches arrachées
Troncs blessés dressés vers le ciel gris
Beauté des lichens
Ici, maintenant
Voir pousser les orchidées
Tous les quatre, nous, eux